Vous allez avoir l’occasion dans ce billet de me voir en chair et en os sur un thème tout à fait présent dans les salles de classe : le chantage des professeurs.

L’idée que je défends est que le prof qui fait du chantage, comme coller un interro parce qu’ils n’arrive pas à avoir le silence, ou alors se mettre à dicter à toute vitesse le cours, a un comportement de lâche. Oui, le mot est fort, mais j’insiste bien.

Alors, évidemment, je cherche avec cette vidéo à faire prendre conscience aux enseignants le malaise qui peut se glisser insidieusement dans leurs cours. Malaise qui les conduit à agir n’importe comment pour atteindre le calme, jusqu’à même plomber tout l’intérêt d’aller en classe pour l’élève. Parce que faire gratter pendant tout le cours les élèves, certes ça a le mérite de les refroidir, mais à quel prix !?

Posté dans Dossiers pédagogiques le 21 juin 2010. Aucun commentaire.

Voici un Sketch de Julie Ferrier dans la peau d’une professeur d’arts-plastiques très caricaturale : celle qui nage dans un autre monde, et qui essaye de te faire glisser avec elle, sans trop prêter attention aux choses un peu plus… matérielles.

Vous constaterez qu’elle joue très sur le comique de situation.

Posté dans Vidéos drôles sur l'école le 22 mars 2010. Aucun commentaire.

eleve-bavardage-silenceAujourd’hui, je vais vous exposer un cas d’école que j’ai eu « l’opportunité » d’expérimenter moi-même. C’était une professeur de français que j’ai eue en Première, et ce fut catastrophique. Elle semblait encore toute fraîchement sortie des fours d’un IUFM, au vu de sa manière si caractéristique de construire son cours, et de sa méthode pour faire cours dans le calme : c’est-à-dire aucune.

Merci qui ? Merci les IUFM ! Merci d’aider vos nouvelles recrues sur le merveilleux chemin de l’incompétence (au sens pratique du terme, entendons-nous bien. Autrement dit, savoir faire cours).

Je me permettrais d’interrompre ma narration par intermittence par des commentaires personnels, montrant l’invraisemblable manière d’opérer de cette professeur.

Collée au tableau vert sale, la professeur de Français écrit de son trait rapide et stylisé : registre didactique. Puis elle se retourne vers ses élèves et lance à voix haute, pour essayer de s’élever par dessus le vacarme :

« Tout le monde sait ce que veut dire didactique ? »

Son regard balaye rapidement la classe, à la recherche d’une quelconque réaction négative à sa question. Elle remarque certains hochements de têtes, quelques « oui » très scolaires, mais aucun non. Pourtant, elle n’est pas dupe et sait que, au bas mot, la moitié des élèves n’ont jamais entendu ce mot de leur vie. D’un autre côté, on peut aussi dire que la moitié des élèves n’ont absolument pas écouté ce qu’elle a dit.

Première erreur de sa part : elle tente de continuer son cours en dépit du fait que probablement la majeure partie des élèves ne sont pas en état de l’écouter. D’ailleurs, ils ne l’écoutent même pas. A quoi bon parler ? Elle use de sa salive pour rien. En outre, elle monte le volume pour qu’on puisse l’entendre, au lieu de « tout simplement » faire le silence ; elle préfère parler plus fort pour ne pas leur demander à, eux, de parler moins fort. Logique. Elle n’a pas confiance en ses capacités.

Même les quelques un qui semblent l’écouter ne le font certainement pas dans la joie, quand ils savent que tous les autres n’en ont rien à faire et ne se gênent pas pour parler plus fort qu’elle.

Elle repère un élève tout particulièrement bavard, parmi tant d’autres, et l’interroge dans l’espoir qu’il comprenne tous les bienfaits de participer au cours, au lieu de l’ignorer.

« Tom, lui lance-t-elle, alors qu’il a le dos tourné, parlant ouvertement avec une fille de la table de derrière lui. Tom !
– Oui, madame ? répond-il en se tournant vers elle, un large sourire accroché aux lèvres.
– Puisque tu n’arrêtes pas de parler, j’imagine que tu sais ce qu’est un registre didactique ?
– Euh… didactique, c’est quand… (il réfléchit 2 secondes) c’est quand on dicte ! C’est un registre qui dicte des choses, c’est ça ?

Avec ce bruit de fond – qui n’en est d’ailleurs même plus un, ayant pris d’assaut le front de classe – la professeur doit lutter en permanence, premièrement pour se faire entendre de ses élèves, et deuxièmement pour que, elle, soit capable d’entendre ce qu’ils lui disent.

« Mmmh… oui, mais pour être plus précis, il faut que tu dises : c’est quand on délivre un enseignement. D’accord, Tom ? »

Subir sa classe ? Martyr.

Subir sa classe ? Martyr.

Deuxième erreur pour cette professeur de Français. Elle interroge un élève, alors qu’il n’y a pas le silence. A qui son échange avec lui pourra-t-il bénéficier à la classe si personne n’est en mesure de l’écouter ? De plus, elle n’interroge pas n’importe lequel d’entre eux : c’est l’un des pires. En agissant ainsi, elle fait comprendre à l’élève que son bavardage ne sera pas sanctionné. N’ayant pas été corrigé par la seule ayant la légitimité de le faire, c’est donc tout bénef pour lui, qui se sent ainsi quasiment autorisé à parler indéfiniment.

Elle se retourne vers le tableau pour le mettre à jour. En même temps qu’elle fixe son attention sur les lettres aux courbes soigneuses se dessinant sous ses doigts, elle réalise combien elle est épuisée d’avoir eu toute la journée des classes comme celle-ci. Elle se sent littéralement ivre de tout ce bruit.

« S’il vous plait ! Vous pouvez vous taire ?! Je suis fatiguée de vous entendre parler, là »
, lâche-t-elle en se retournant brusquement, d’un air dépité.

Certains élèves, par pitié de son sort, prennent la résolution de cesser leurs bavardages. Mais après quelques minutes, voyant que si peu des leurs semblent s’en soucier, ils se voient malgré eux reprendre là où ils s’étaient arrêtés. Et ainsi, le vacarme continue…

Troisième erreur : elle s’auto-rabaisse face à ses élèves. Comme les martyrs, cette professeur subit sa classe. Au lieu que se soit les élèves qui se plaignent habituellement de l’attitude trop dure du professeur envers eux , là, c’est la professeur qui se plaint du l’attitude trop dure des élèves envers elle !

Franchement, pourquoi supplier sa classe de se taire ? On croirait un sujet demandant à son seigneur sa miséricorde. Mais le hic, c’est qu’en vérité, le seigneur, c’est elle. Elle ne peut pas demander à sa classe d’être gentille et d’arrêter de l’embêter, parce que ladite classe ne le fait pas par choix, par choix de parler, mais par… conséquence. Elle fait le cirque parce que leur professeur ne se comporte pas comme elle le devrait.

C’est à cette professeur de se remettre en question, car les solutions sont toutes en elles…

Posté dans Dossiers pédagogiques le 30 janvier 2010. Aucun commentaire.

Il y a trois mois, j’ai mis la vidéo de caméra-caché où François l’Embrouille était dans la peau d’un étudiant insolent et présomptueux. A présent, il passe de l’autre côté de la table et prend celle du professeur. On l’y voit notamment dans le rôle d’un prof d’anglais à la discipline boiteuse et d’un professeur d’EPS très familier ayant une connaissance très approximative des muscles du corps humains.
Ca dure presque 10 minutes et c’est tout simplement irrésistible :


L’Embrouille, en réponse au parent : « tu peux me faire toutes les remarques que tu veux me faire, mais y a quand même un truc que tu dois comprendre, c’est que c’est moi le prof ici. »

Posté dans Vidéos drôles sur l'école le 5 septembre 2009. Aucun commentaire.

Ce n’est pas une blague ; les japonais développent depuis déjà plusieurs années des robots prototypes capables de faire cours à des élèves. Et puis, comme vous allez le voir dans la vidéo qui suit, ça fait un peu peur… Ce robot vêtu d’une peau humaine synthétique, d’une voix synthétique, de mouvements synthétiques… a encore du boulot à faire avant de prétendre arriver à le cheville, ne serait-ce, que de nos pires enseignants ici-même !

Cette professeur androïde est munie de capteurs lui permettant de réagir face aux comportements des enfants. Par exemple, lorsqu’il y trop de bruit, elle dit sèchement à voix haute : « Silence ! » On peut aussi imaginer que lorsqu’elle se sent touchée par des mains étrangères (grâce à des capteurs intégrés sous sa peau, simulant nos propres nerfs), elle réagisse par un « Ne me touchez pas ! » (cela dit, ça ne devrait pas marcher trop-trop bien vu la façon dont les enfants la tripote allégrement)

robot-prof

Robot-prof-jap' pour vous servir...

Le robot en lui-même est assez effrayant. Imaginez dans un futur hypothétique : un élève entre dans la salle de cours alors qu’il fait nuit. Il voit le robot-professeur encore assis à son bureau. Elle ne bouge pas. Elle est comme figée. Probablement, elle doit être en veille. Il s’approche d’elle et avance en même temps doucement sa main du visage du robot. Alors qu’il s’apprête avec ses doigts à lui effleurer sa peau de synthèse, celle-ci ouvre subitement les yeux. Elle ouvre en même temps grande sa bouche et par un mouvement éclair lui mord férocement la main. Le gamin essaye alors de retirer la retirer… et n’y parvient qu’après de très longues secondes.  Celle-ci est alors toute ensanglantée. Il se rut vers la porte… mais celle-ci vient de se refermer sur lui. Il tape contre celle-ci de toutes ses forces pour tenter de l’ouvrir. Derrière lui, le professeur-robotique se lève lentement et s’approche de son pas lourd et cadavérique. Elle n’arrête pas de répéter, en réaction aux cris hystériques de l’enfant : « Silence ! Silence ! Silence ! »

Bon.. Sans en arriver jusqu’à un Terminator-bis, on ne peut que douter de ce merveilleux bijou de technologie de sa capacité à livrer aux élèves des cours… – comment dit-on ? – Dynamique… Mais si ce robot semble tant apprécié au Japon, c’est parce qu’il répondrait apparemment à un besoin du gouvernement japonais, car dans les décennies à venir, la population de leur archipel va nettement baisser en raison de leur faible tôt de natalité. Il y aura donc de moins en moins de professeurs et c’est à cela qu’ils veulent remédier.

Posté dans Actualité sur l'éducation le 19 août 2009. Aucun commentaire.