Classe surchargée ?

Classe surchargée ? Problème d'à-côté.

Vous êtes professeur, ou vous savez ce qu’est ce métier, et vous êtes forcé de faire cours dans des classes comprenant un nombre d’élèves que vous jugez anormalement élevé. 35 élèves, peut-être même 40 ? Quoique, 30 élèves cela nous en fait déjà un joli bouquet. Mais, au fond, est-ce si grave que ça, où n’est-ce qu’un prétexte pour… ronchonner ?

Peur-être pensez vous comme la majorité qu’une classe comprenant trop d’élèves rend l’enseignement difficile, que l’ambiance de celle-ci est plus mauvaise, que tenir tout ce petit monde tranquille est un exploit. Bref, pour le prof, ce n’est pas une partie de plaisir ? Eh bien oui, pour un professeur inexpérimenté, fraîchement sorti des usines pédagogico-dodo des IUFM, cela a de quoi être quelque peu traumatisant. Et ce n’est pas avec une masterisation du métier d’enseignant (bac+5 au lieu de +3) que cela changera quoi que se soit.

Mais pour être encore plus précis, un professeur inexpérimenté, c’est à dire ne sachant pas comment on impose le respect en classe et comment on captive ses élèves (la base, quand même, pour prétendre être prof), aura à quelques détails près autant de mal avec une classe de 20 élèves, qu’une classe de 30. Après tout, s’il n’est pas capable de garder en respect 30 élèves, pourquoi réussirait-il avec 20 ? Certes, ils sont moins nombreux, mais ce sont les mêmes ; les mêmes types d’élèves qu’il ne savait pas maîtriser dans la classe plus chargée.

Je vais vous parler d’un professeur d’anglais que j’ai eu : j’étais en Terminale et nous étions un peu moins d’une trentaine dans notre classe. Avec ce professeur d’entre deux âges, le schéma était toujours le même :
« Vous vous taisez, s’il vous plait ? »
Certains élèves lui jetaient un regard interrogateur, avant de replonger dans leur discussion avec leur voisin. Bref, la salle de classe était plongée dans un vrai capharnaüm. Résultat du compte : à la fin de l’année nous n’avions absolument rien appris. Mais le fait que ses cours, lorsqu’il réussissait à les faire, se révélaient d’un ennui sans fond y était aussi pour beaucoup.
Avec ce professeur, il arrivait pas si rarement que cela que la moitié de la classe décidait de ne pas assister à ses cours, pour raison X ou Y. Nous nous retrouvions donc au bas mot une bonne quinzaine en classe, soit à priori un chiffre idéal pour travailler. Sauf qu’au final, c’était toujours la même chose :
« Vous vous taisez, s’il vous plait ? »
…Et personne n’écoutait. Eh oui, pourquoi changer de méthode ? Encore que, quand les élèves étaient d’humeur lasse, ce professeur d’anglais pouvait enfin faire son petit cours. Le problème est qu’il était aussi soporifique qu’en classe entière…

classe-vide-surcharge

Minute-1 avant la déferlante d'élèves.

Des exemples comme tel, je pourrais vous en citer des tonnes.

Mais pour ne pas être de mauvaise foi, il est vrai qu’en demi-groupe, il est plus facile, et surtout moins intimidant, de faire cours pour un enseignant. Bien sûr qu’il est plus agréable de faire cours avec des classes pas trop chargées, mais je ne pense pas pour autant que « trente élèves » ou plus soit un défi insurmontable. Ne croyez pas que des professeurs sachant faire cours dans le calme, alors qu’ils sont face à plus de 30 élèves, ça n’existe pas. La preuve est que j’en est eu – et je peux vous dire que je suis loin d’avoir fréquenté des classes-modèles.

A mon avis, s’il n’y avait qu’un seul investissement à faire du côté de l’éducation nationale, se serait sans conteste d’offrir aux professeurs une véritable formation, pour faire d’eux des bêtes de classe ; des enseignants capables d’imposer un silence total face des dizaines d’élèves, et d’éveiller en eux le plaisir d’apprendre. Est-ce utopique ? Pas si sûr… Surveillez ce blog et vous aurez votre réponse.

ecole-joie-ennui

"Allons à l'école dans la joie et la bonne humeur !" Execution.

Pour ce jolie dimanche après-midi, je vous propose trois blagues au goût… douteux. Disons qu’ils ne mettent pas l’école en valeur. Perso, j’ai une préférence pour la dernière. Je vous laisse juger par vous-mêmes :

Que donne une femme ? Du plaisir.
Que donne une bière ? Des sensations fortes.
Que donne un porc ? Des côtelettes.
Que donne une vache ? Des devoirs !

Pourquoi faut-il prendre son cahier de texte pour aller au toilette ?
Parce que ça fait chier !

Quel est le point commun entre un professeur qui part à la retraite et un tampax ?
Ils sortent tous les deux du corps enseignant…

Enfin, voici une petite histoire entre un père et son fils dont la teneur et l’orientation politique ne souffrent d’aucune ambiguïté :

Blague racontée par Anthy
Le petit Pierre revient de l’école et dit à son père :
- Papa demain j’ai un devoir sur la politique, tu peux m’en parler ?
- Bien, je pense que la meilleure méthode pour te parler de ça, c’est de faire une analogie avec notre famille. Je suis le capitalisme, car je nourris la famille. Ta mère est le gouvernement, car elle contrôle tout. La bonne, c’est la classe ouvrière, car elle travaille pour nous. Toi tu es le peuple, et ton petit frère la génération future.
- Merci papa, je vais y réfléchir.

Dans la nuit petit Pierre est réveillé par les cris de son frère. Il constate que ses couches sont sales. Il se rend dans la chambre de ses parents et essaie de réveiller sa mère sans succès. Il se rend compte que la place où dort son père habituellement est vide, et il le trouve au lit avec la bonne. Il retourne se coucher.

Le lendemain matin son père lui demande :
- Alors, as-tu compris ce que je t’ai expliqué hier ?
- Oui.
- Excellent, mon garçon, et qu’as-tu appris ?
- J’ai appris que le capitalisme baise la classe ouvrière, tandis que le gouvernement roupille, ignorant le peuple et laissant la génération future dans la merde.

sarkozy-obama-noir

Posté dans Blagues & anecdotes scolaires le 26 juillet 2009. 2 commentaires.

Je vous rappel le principe : ces 4 « ratés », alias vies de merde, sont tirées du site du même nom. Ce sont des histoires véridiques, vécues par des élèves qui le sont tout autant.

Aujourd’hui, le prof de maths corrige un exercice. Je jette un œil au tableau et, ô surprise (je ne suis pas très forte en maths), je reconnais ce qui est écrit sur ma feuille ! « Waouh, c’est ce que j’ai écrit ! » Réponse blasée de ma voisine : « Moi aussi. Mais c’est normal. C’est l’énoncé. » VDM

Aujourd’hui, je me gratte amoureusement les parties pendant le cours de maths. « Après tout, je suis au fond de la classe, personne ne me verra… hin hin. » Hin hin, tu parles. Personne, sauf la prof. « Rassure-toi, Maxime, tout ton petit matériel est là… » VDM

Aujourd’hui, en pleine interrogation, j’ai dû expliquer à ma prof de maths que l’antisèche sur ma main n’était pas pour son cours, mais pour le suivant… VDM

Aujourd’hui, je reçois ma première note en devoir de maths, sachant que je suis maths sup. Grosse pression. Ma copie arrive annotée d’un 1/20. Le monde s’écroule autour de moi quand le prof ajoute : « La moyenne était trop basse, j’ai rajouté un point à tout le monde. » VDM

chat horloge maths nombres

Posté dans Blagues & anecdotes scolaires le 15 juillet 2009. Aucun commentaire.

Voici trois nouvelles citations, que je commente personnellement, sur l’école, de trois grands hommes des temps passés.

Celui qui ouvre une porte d’école, ferme une prison.
Victor Hugo

ecole-laic-enseignementCitation de Victor Hugo courte et élégante. Mais pourquoi une porte d’école qui s’ouvre, c’est celle d’une prison qui se ferme ? Peut-être parce que les enfants bien instruits sont ceux qui n’ont pas besoin de voler ou de tuer pour contenter leurs besoins. L’école (dans son idéal) élève leur intelligence, les rend plus sages, et donc de meilleurs citoyens. Les docteurs, avec leur bac+10, sont rarement ceux que l’on croise en cellule.

L’école devrait toujours avoir pour but de donner à ses élèves une personnalité harmonieuse, et non de les former en spécialiste.
Albert Einstein

Encore une fois, dans une société idéale, oui, chaque citoyen devrait avoir un enseignement général de qualité. Mais dans une société tournée sur le profit, il devient important qu’il y est une spécialisation, si bien que chaque personne est experte dans un domaine donné, pour le reste de sa vie, et rarement avec l’occasion de changer ; électricien, docteur, graphiste, professeur, plombier…

Cela dit, l’école offre quand même de longues années d’enseignement général. Celui-ci va jusqu’à la Troisième, dernière année de collège, pour la France, voir même la Terminale, dernière année de lycée.
Toutefois, pour parler concrètement des résultats de l’école, est-ce que l’on peut dire que l’école aura insufflé à l’enfant l’envie de lire, pour ne prendre que cet exemple ? Certainement pas. Combien d’élèves en Terminale n’ont pas une pratique habituelle de la lecture ? Beaucoup trop. Et c’est normal, parce que vu les programmes qu’on leur donne, il y a de quoi avoir des hauts de coeur. Personnellement, heureusement que j’aimais la lecture bien avant, parce que ce qu’on nous sert en Première (dernière année de Français), c’est un sacré morceau… Pour sûr que l’on fini en beauté.

Vous pouvez amener un enfant à l’école, mais vous ne pouvez pas le forcer à réfléchir.
Elbert Hubbard

Hubbard fut un grand philosophe et écrivain américain. Dans cette citation de lui, il souligne très justement qu’un enfant peut très bien aller à l’école, sans pour autant y apprendre ou s’instruire. On le voit très bien avec ceux en échec scolaire. Pour des cas moins extrêmes, qui n’a pas déjà fait semblant d’avoir compris, alors que le professeur demandait : « qui est-ce qui n’a pas compris ? » et qu’on avait en vérité strictement rien suivi ?
Un professeur peut parler, faire son exposé, mais avec en parallèle des élèves regardant dans le vague, sans comprendre ses paroles. Le prof peut leur dire : « soyez plus concentrés ! », mais il ne peut pas les forcer à obéir. C’est du vécu !

Posté dans Citations commentées sur l'école le 13 juillet 2009. 3 commentaires.

Je crois savoir que ce sketch de l’humoriste Jean Dell est assez connu dans le corps enseignant. Je ne résiste donc pas au plaisir de vous le proposer aussi sur mon blog.
Le sketch se compose comme un extrait de cours dans un univers assez… space.

Je vous cite juste le passage du début, qui commence très fort :

Bonjour les enfants. Excusez-moi je suis très en retard. J’ai été retenu au tribunal correctionnel, suite au regard un petit peu sévère que j’ai lancé à Sébastien… quand il a enflammé le réfectoire.

Si vous avez aimé ce sketch, vous adorerez sûrement celui de Dieudonné, dans la droite lignée des professeurs quelques peu « victimisés » : La Maîtresse d’école.

Posté dans Vidéos drôles sur l'école le 12 juillet 2009. Aucun commentaire.