Voici ce que Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, a déclaré :

Le taux de réussite du premier coup au bac général a atteint cette année 78,4% des candidats, soit une hausse de 2,9% par rapport à 2008. Les résultats du bac 2009 sont très bons, c’est un excellent cru. On ne peut que s’en féliciter. Je me réjouis que le bac continue de jouer son rôle: consacrer la fin des études secondaires et être une clé d’entrée pour l’enseignement supérieur. Le bac est et restera une institution.

bac-reussite-taux-liste

Taux de réussite au bac 2009. La S en pôle-position.

Regardons le taux de réussite des différentes filières (sans le rattrapage):
Bac général : 78.4%
___ Série S : 80.7%
___ Série ES : 76.7%
___ Série L : 74.3%

Bac technologique : 62.9%
___ Secteur industriel : 68.1%
___ Secteur tertiaire : 60.8%

Les résultats sont équivalents d’une année à l’autre, à quelques points près. On constate au passage que c’est encore le bac Scientifique, pourtant sensé être le plus dur, qui obtient le meilleur taux de réussite. Pourtant, s’il est sensé être si dur, comment se fait-il que cela ne se voit pas dans les statistiques ?

De la même façon, le bac qu’on qualifie de plus facile, c’est à dire du secteur tertiaire (la gestion, notamment), est celui qui a le score le plus faible. Encore une fois, a quoi doit-on se fier ? Aux chiffres ou aux ragots ? C’est drôle car ceux qui ont tendance à lancer ce genre de déclarations à l’emporte-pièce n’ont jamais expérimentés par eux-mêmes les deux filières – soit la S (la plus dure) et la STG (la plus facile).

Ayant personnellement eut mon bac justement dans cette seconde filière, soit disante très simplette, il se trouve que même en apprenant par cœur mes leçons, ce que j’ai fait à quelques reprises, il est très difficile de dépasser la barre fatidique des 13/20. Alors qu’en série Scientifique, à priori, il suffit de comprendre ses formules et de les recracher, et on est à peu près sûr de décrocher plus de 15.  Pas étonnant que c’est là qu’il y est autant de mention Très Bien et Bien, alors qu’en STG, on lutte comme des porcs à essayer d’avoir ne serait-ce que Assez Bien (ce que j’ai eu). Vous pouvez avoir un autre article sur ce sujet :
» Les résultats du bac dans une classe STG.

Cela dit, si vous deviez choisir une filière, je vous conseillerais quand même la S, ne serait-ce parce qu’avec elle, vous avez toutes les portes d’ouvertes avec le bac en poche.

Posté dans Le Baccalauréat le 10 juillet 2009. 5 commentaires.

bac-STG-filiereA votre avis, comment se débrouille au bac une classe de filière STG, de gestion, en proche banlieue parisienne ?

Réponse : laborieusement. Les résultats sont éloquents : sur une classe de 26 élèves, seulement la moitié a été admise au premier tour. Je ne vous le fait pas dire, 50% de réussite, c’est vraiment pas beaucoup. On est loin de l’idyllique « objectif 80% de réussite au bac« , fixé par le ministère depuis déjà un certain temps.

C’est assez étrange car, d’un côté, la filière STG est réputée bien plus facile que la filière S, pourtant, le taux de réussite ne suit pas ! Si s’en est ainsi, c’est parce que les meilleurs élèves, ceux qui ont compris que c’est la série Scientifique qui ouvre toutes les portes, vont dans celle-ci. Et ils travaillent. Ceux de la STG, je ne dirais pas qu’ils sont jetés là-dedans par dépit, mais il y a un fond de vérité, malgré tout. Bref, ils sont moins studieux, moins assidus. Sous prétexte que la STG est sensé être plus facile, alors on fait moins d’effort. Et c’est là le piège : la STG n’est pas si évidente que cela. En tout cas, je ne l’ai pas trouvé particulièrement facile. Il faut gamberger un minimum.

Bon, personnellement, moi le bac, je l’ai eu avec la mention assez bien (12-14/20). J’aurais espéré une mention bien (14-16/20), mais je ne vais pas cracher dans la soupe quand le reste de la classe se traine avec difficulté pour atteindre péniblement la moyenne..

Je ne connais pas à l’heure actuelle les résultats nationaux. Mais je pense que la moyenne de tous les bacs, toute région, tournera autour de 80% de réussite… comme le veut le ministère. Je ne dit pas qu’il trafique les notes, mais disons qu’il fait le nécessaire pour assouplir les corrections des professeurs, de façon à ce que se ne soit pas trop le carnage. Ce n’est pas un secret. Notre bac n’a plus rien à voir avec celui qui existait il y a 40 ou 50 ans. Avant le taux de réussite était de 20%. C’était une autre histoire, un truc de vicieux.

Posté dans Le Baccalauréat le 7 juillet 2009. 8 commentaires.