Bonjour à tous,
Je reprends le fil de l’actualité : la violence à l’école, que j’avais très rapidement traité dans mon premier billet.
Qu’en déplaise au ministère, la violence est presque devenue banale dans les collèges et les lycées. Cette violence là, elle ne se manifeste pas par des coups de poignard dans les boyaux, mais par la méprise, les injures, les attitudes irrespectueux en tout genre… Si on devait la comparer à de la drogue, elle serait assurément douce ; on ne l’estime pas à sa juste valeur car ses effets insidieux se distillent qu’au fil du temps. Comme le tabac, il nous faut des morts pour la prendre au sérieux.
L’idée de Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, est quand même très étrange pour endiguer la violence en milieu scolaire : faire fouiller les élèves suspects à l’entrée de l’établissement par les surveillants, au cas où ils ne trimballeraient pas un couteau de boucher dans leur sac, entre deux manuels, peut-être ? C’est vrai que sans leur arme fétiche, ils seraient bien ennuyés s’il leur prenait l’envie de saigner leur professeur comme un cochon…
Le plus saugrenue dans cette histoire, je trouve, franchement, c’est l’idée en elle-même. Pour poursuivre sur le même état esprit morbide, sachons que si un élève veut éventrer son professeur, il peut sans problème subtiliser un couteau de la cantine, au sein même de l’établissement ! Voir, encore plus simplement, prendre son ciseau, directement dans sa trousse, en classe et à quelques mètres de sa victime, et accomplir son petit péché mignon.
…Pas bête, hein ?
