Je vous donnerai mon point de vue, celui d’un jeune homme en Terminale de région parisienne, dans un lycée tout à fait normal, sur comment les jeunes abordent le bac. C’est une vision tout à fait subjective, donc. D’autres élèves font autrement, mais il y en a quand même pas mal qui suivent mon propre cas !
Déjà, notre conseil de classe était le 2 juin. Inutile de vous dire qu’à doté de cette date, plus personne (ou presque) ne prenait la peine de venir en cours. Mais déjà, une semaine ou deux avant celle-ci, les cours étaient lentement désertés par les élèves. Par exemple, l’Anglais, langue vivante une, coefficient 3, avait été totalement boycottée par les élèves. Pourquoi ? N’allez pas le demander au professeur, s’en est lui-même la cause intime et inavouée, pour cause de « cours » totalement aberrants que l’on fit tout au long de l’année avec lui. La philosophie aussi, coefficient 2, notre classe fit une croix dessus pour des raisons un peu similaires.
Bref, revenons-en à ce bac. Il doit être vu comme un élément incertain, très franchement. Très incertain pour notre section, la STG (~gestion entreprise/commerce), puisque le taux de réussite de l’année dernière devait être de… allez, si mes souvenirs sont bon, le principal du lycée nous l’avait dit en début d’année, comme un signe d’alarme : 66%. 1 élève sur 3 a raté son bac STG en 2008 ! Ce chiffre est sensé être celui de l’académie de Créteil dans laquelle je suis.
Quant à mon établissement, je crois que les chiffres sont encore moins bon ! Eh oui, c’est tout à fait possible. Pourtant, n’allez pas croire que je suis dans une zone d’éducation prioritaire, ou avec un troupeau d’écervelés. Non, pas du tout. Nos classes sont, dans leur « attitude », dans l’esprit des jeunes qui les composent, totalement normaux. Le truc où ça coince, c’est sûrement les habitudes de travail et de révisions, qui ne furent pas toujours très réglo. Pourtant, tous les élèves de ma classe voulent leur bac. Tous, sans exception. Le problème n’est donc pas totalement à mettre sur leur dos.
A présent que les cours sont finis, l’heure est aux révisions. Nous avons depuis le 2 juin deux semaines et demi avant que le début du bac. Et là, ça coince encore. Déjà, certains professeurs vont me dire que les révisions doivent avoir commencé depuis au moins un mois ou deux ! Mais la vérité, c’est que moi, je n’ai toujours rien commencé. Bon, là c’est aussi dans mon tempérament à faire tout à la dernière minute (déjà pour les oraux de ma spécialité, le jour où je devais présenter mes sujets à 15H, à 13H j’étais encore chez moi à les rédiger !). Tout cela pour dire que chez soi, devant toutes les tentations que peuvent être l’ordi, les sorties, le lit, la télé, difficile de se dire « stop. Maintenant, révisions ! ». Les choses trainent en longueur et ça devient un peu stressant, quand même…
Etant assez fin analyste, j’estime le même problème pour les autres élèves ; beaucoup seront forcés de réviser comme des porcs à une semaine des examens, parce que, comme je le dis toujours : « la fin justifie les moyens ».