xavier-darcos-caricatureAlors que les épreuves du Baccalauréat viennent de se clore pour les lycéens dans une joie mitigée, mais des soulagements sincères, Xavier Darcos, alors ministre de l’Education Nationale, vient de prendre ses affaires et de plier bagage. J’espère que vous ne vous faites pas trop de soucis pour lui puisqu’il ne fait que changer de déguisement, pour endosser cette fois celui de ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité (ouf).

Après deux ans à l’éducation, quel bilan peut-on dresser pour Xavier Darcos ?

Pendant deux ans à la tête du ministère de l’Education nationale (2007-2009), Xavier Darcos a mené les réformes désirées par l’Elysée, en suscitant un rejet grandissant des syndicats et des milieux enseignants : service minimum, réforme du primaire, de la carte scolaire, soutien, etc. Il reste néanmoins sur un échec : celle de la réforme du lycée, qui a été reportée après trois mois de grève et plusieurs semaines de blocages de lycées. Xavier Darcos quitte en outre l’Education nationale sur une mauvaise note, en annonçant le jour du remaniement ministériel la suppression de 16.000 postes dans l’enseignement l’an prochain, après 11.200 postes en moins en 2008 et 13.500 cette année.
L’expansion.com

Mais un navire ne reste pas longtemps sans capitaine. Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, vient de nommer comme successeur Luc Chatel au poste fraîchement libéré pas plus tard que hier, soit mardi 23 juin 2009. Comment s’en sortira-t-il ? Est-ce qu’il poursuivra la suppression des 16 000 postes d’enseignants annoncés par son prédécesseur ? Est-ce qu’il tiendra coûte que coûte la ligne de mire fixé par le Président : réformer le lycée ? Est-ce qu’il finira par craquer et par se pendre ? L’avenir nous le dira…

Posté dans Actualité sur l'éducation le 24 juin 2009. Aucun commentaire.

Bonjour à tous,

Je reprends le fil de l’actualité : la violence à l’école, que j’avais très rapidement traité dans mon premier billet.

prof-mathsQu’en déplaise au ministère, la violence est presque devenue banale dans les collèges et les lycées. Cette violence là, elle ne se manifeste pas par des coups de poignard dans les boyaux, mais par la méprise, les injures, les attitudes irrespectueux en tout genre… Si on devait la comparer à de la drogue, elle serait assurément douce ; on ne l’estime pas à sa juste valeur car ses effets insidieux se distillent qu’au fil du temps. Comme le tabac, il nous faut des morts pour la prendre au sérieux.

L’idée de Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale, est quand même très étrange pour endiguer la violence en milieu scolaire : faire fouiller les élèves suspects à l’entrée de l’établissement par les surveillants, au cas où ils ne trimballeraient pas un couteau de boucher dans leur sac, entre deux manuels, peut-être ? C’est vrai que sans leur arme fétiche, ils seraient bien ennuyés s’il leur prenait l’envie de saigner leur professeur comme un cochon…

Le plus saugrenue dans cette histoire, je trouve, franchement, c’est l’idée en elle-même. Pour poursuivre sur le même état esprit morbide, sachons que si un élève veut éventrer son professeur, il peut sans problème subtiliser un couteau de la cantine, au sein même de l’établissement ! Voir, encore plus simplement, prendre son ciseau, directement dans sa trousse, en classe et à quelques mètres de sa victime, et accomplir son petit péché mignon.
…Pas bête, hein ?

Posté dans Actualité sur l'éducation le 3 juin 2009. Aucun commentaire.